Il y a un siècle, un peintre du Laonnois méconnu

mis à jour le 17.02. 2017

Alexandre Menu,


mon arrière grand-père, né à Prouvais le 13 novembre 1862,

père de ma grand-mère Noèmie Menu, épouse de mon grand-père Henri Romagny,

était professeur de dessin et de travaux manuels à l'école normale de jeunes filles de Laon où il est décédé le 19 juin 1937.

Artiste peintre ayant fait de nombreux tableaux sur Laon et les environs 

entre 1890 et 1936.


Le dimanche, il partait avec sa carriole, son chevalet et son matériel de peinture, parcourant la campagne loannoise, à la recherche d'un paysage qui l'inspirait.

Egalement architecte, ébéniste et écrivain, s'intéressant à l'histoire des environs ou la vie à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle.

Je rassemble ici tout ce j'ai trouvé sur lui en une sorte de musée virtuel.


Si vous en connaissez d'autres, contactez moi.

 

Article de la presse locale,la Voix du dimanche, paru en 1995

Au musée de Laon
Au musée de Laon

Les bonnes surprises du paysagiste


Un don au musée de Laon met en lumière la vie

et l’ œuvre d'un peintre inconnu des Laonnois, Alexandre Menu

 

Alexandre Menu (1862-1937) était professeur de dessin à l'Ecole Normale. II peignit avec talent des aquarelles, des huiles et des lavis représentant des paysages du Pays Laonnois et de la basse Thiérache. Son petit-fils, Pierre Romagny, a fait don au musée d'une série de ses œuvres. On en expose une partie jusqu'au 5 novembre 1995. Alexandre Menu était un homme d'une grande délicatesse et son regard d'artiste nous ramène aujourd'hui dans des campagnes aux charmes anglais et pourtant bien de chez nous.

Il est parfois de bonnes surprises tombant du ciel. Le souvenir d Alexandre Menu en est une.II vient aujourd'hui, grâce à son petit-fils, enrichir le patrimoine artistique des Laonnois. Le 13 septembre 1995, Pierre Romagny a fait don au musée de Laon d'œuvres et de documents concernant son grand-père Alexandre. Le don se compose d'une douzaine de peintures et de dessins et d'une série de tirés-à-part d'articles parus dans l'almanach Matot-braine édité à Reims autrefois.

Les documents écrits entre 1928 et 1936 éclairent l'histoire départementale. Ils ont trait au Palais de justice de Vervins, à Prémontré, au « Tumulus ignoré de Prouvais » ou à la formation des grès près de Laon et même à la démographie des communes de l'Aisne depuis 1852 Alexandre Menu jouissait d'éclectisme savant dans ses innombrables lectures. Un autoportrait de lui au fusain, saisi de profil et casquette comme un élégant coureur automobile des années 20, montre un homme attentif. Sauf l'audace de la comparaison et l'époque où il fut dessiné, il ressemblait au camarade Lénine ainsi chaussé de petites lunettes rondes et le menton prolongé d une barbe pointue.

Un garçonnet dans le paysage

Bien entendu rien dans cet autoportrait ne permet de juger de l’esprit et des idées d’Alexandre Menu D'ailleurs, ce portrait s'efface un peu à la lumière du temps, rendant le sujet plus énigmatique qu'il n'y paraît. Où porte-t-il ce regard intense ?

L'exposition de quelques unes de ses toiles à l'étage du musée renseigne plus volontiers sur ce citoyen laonnois qui habitait une jolie maison de la rampe Saint-Marcel. Une toile léguée au musée témoigne de son havre. D'autres nous amènent au bord des églises. Celle de Trucy ou dans les creutes de Laniscourt en 1920. Ici, un petit garçon accompagne le paysage. C'est Pierre Romagny qui chemine dans un impressionnisme atténué par un trait, précis, mais délicat.

Plus loin, on voit le jardin des Romagny, la maison paternelle du peintre à Prou­vais, une briqueterie, les étangs qui existaient jadis derrière la gare à la place de la cité des Cheminots et, à la façon d'une aquarelle de Marie Laurencin, Madame Romagny dans la douceur de vivre au jardin.Tout cela, sur des toiles de petites tailles, est admirablement peint dans une palette chaude, mais sans heurts.

On devine l'explorateur des chemins creux, un amoureux des arbres et des pierres en parfaite harmonie avec son pays natal. On comprend qu'Alexandre Menu n'est pas agité par les courants modernes de l'art qui, en son temps, animent Paris. Il est très loin du tumulte. C'est une sagesse toute orientale. Une patience aussi pour sélectionner le meilleur cadrage. C'était un homme calme à qui la fraîcheur d'une famille à la cueillette des coquelicots sourit bien mieux que le cubisme des « Demoiselles d'Avignon ».

L'homme sur le motif du vrai

Alexandre Menu naquit le 13 novembre 1862 à Prou­vais. Ses parents étaient cultivateurs. Il étudia à l'école des Beaux-arts de Reims et devint professeur de dessin et de travaux manuels. Il exerça aussi la fonction d'économe de l'Ecole Normale jusqu'en 1914. Il se maria à Irma Guyot, fille du meunier de Prouvais. Et sa fille, Hélène Noémie, épousa le quincaillier de Montcornet, Henri Romagny, père de Pierre qui a offert des œuvres de son grand-père au musée de Laon. Entre ses cours classiques, il aimait parcourir le Pays Laonnois et la basse Thiérache lors qu’il était en visite chez sa fille. Il a ainsi peint sur le motif naturel, au gré du vent, plusieurs centaines de toiles éparpillées aujourd'hui dans des collections familiales ou à jamais disparues dans les deux guerres mondiales.

« Rien n'est plus beau que le vrai, le vrai seul est aimable. » En balade, l'artiste citait Boileau dans les sentiers du Pays Laonnois, le carnet dans la poche, la boîte de couleurs, la toile et le chevalet soigneusement attachés dans le dos. Il chercha à reproduire au plus vrai une nature habile à dissimuler ses émotions. La sincérité de son travail se lit aujourd'hui encore.

L'artiste peignait dans cet esprit et jamais il ne voulut monnayer son talent ni exposer en public ce tête-à-tête singulier avec son pays natal, au demeurant, l'œuvre peinte d'Alexandre Menu nous renseigne sur des paysages bouleversés aujourd'hui par l'urbanisme moderne.

 

 

Alexandre Menu, ses diplômes, sur parchemin!

LA THIERACHE, JEUDI 3 SEPTEMBRE 2015 - RESIGNY

André Sinet, créateur de véritables musées virtuels de Thiérache.

André Sinet est l'auteur d'un livre sur le parcours de son grand-père, Henri Romagny, en poste au Chemin des Dames. Il a également réalisé 4 sites Internet où il mêle son histoire personnelle à l'Histoire nationale.

Alors qu'il n'était encore qu'un enfant, André passait le plus clair de son temps chez son grand-père. Ce dernier habitait à 200 mètres du jeune homme et aimait à lui raconter «sa guerre». Bien plus tard, André décide de rendre hommage à cet homme illustre, artilleur qui a passé 4 ans sur le Chemin des Dames. Un incroyable témoignage qui a été possible grâce au manuscrit que Henri avait réalisé sur le front. Des notes, des croquis, des photos sur le vif, donnaient à voir ce qu'était la guerre. De ce recueil, André nous présente des dessins à 180° qui répertoriaient toutes les positions allemandes connues sur Soissons ou Vailly.

Un cadeau étonnant pour sa mère de 80 ans

C'est au début de l'an 2000 qu'André ébauche ce qui allait devenir un livre. Pour les 80 ans de sa mère, il décide de lui présenter l'histoire de son père, qu'elle n'avait pu lire, souffrant d'une trop mauvaise vue. La maman d'André redécouvre ces récits, rédigés sur l'ordinateur, avec de gros caractères. Elle demande à André d'en sortir 20 exemplaires pour la famille. Plus tard, André ira plus loin et éditera Le Journal d'un Artilleur au Chemin des Dames en 14-18. 176 pages, 80 photos et 40 croquis réalisés par son grand-père, qui ne racontent pas l'histoire de la guerre, mais comment on vit dans le conflit. Un premier site Internet est alors mis en ligne avec de nombreux éléments non publiés dans le livre. (http://artilleur-guerre14-18.jimdo.com/) Ne travaillant qu'avec des outils gratuits, André met à disposition une mine d'informations pour les amoureux d'Histoire et un aperçu exhaustif de la vie en Thiérache à l'époque. André apprend les outils du web, la façon dont on construit un site, toutes les possibilités de référencement, etc. Une entreprise qui ne l'effraie pas, André baigne dans l'électronique depuis longtemps. Il avait créé sa boîte de dépannage sur Laon. L'ordinateur ne lui fait pas peur ! Un deuxième site est alors sur les rails, avec les anciens du lycée de Laon. (http://laon-cien-eleve-lycee.jimdo.com/)

Le troisième site s'intéresse à la Thiérache par le regard de Pierre Romagny, son oncle, d'Alexandre Menu, son arrière grand-père et avec de nombreuses anciennes cartes postales Laonnoises pour illustration. (http://laoncien-laonnois.jimdo.com/)

Son histoire rencontre la Grande Histoire

Enfin, le dernier site met l'accent sur Résigny, son village natal. Comme les trois premiers registres paroissiaux n'étaient pas mis en ligne par les archives départementales de l'Aisne, André décide d'aller les photographier lui-même et de les mettre en ligne ! De nouveau, André joue habilement entre histoire personnelle, histoire locale et histoire nationale. Une constante. Les photos de famille sont toutes des éclairages sur le passé de la Thiérache. L'historique du village est présenté avec d'incroyables documents anciens. André s'efforce de les présenter de la plus belle des manières. Les documents sont retouchés pour enlever quelques traces du temps trop tenaces et apparaissent alors sous un autre jour. Des cahiers d'écoliers datant de 1895 sont proposés aux visiteurs du site. De même, les registres paroissiaux s'étendent de 1668 à 1745!

Grâce à ses connaissances quasi encyclopédiques, ses documents d'une rare valeur et son insatiable envie de partage, André participe aux livres édités par le Musée de la Thiérache. Le partage justement, pour André, ces différents sites sont également à destination de la jeunesse. Ils peuvent être de jolis outils didactiques et. pourraient faire le bonheur des enseignants pour des enseignements plus concrets. André lance un appel. N'hésitez pas à entrer en contact avec lui si vous possédez des documents sur Résigny. (http://resigny-thierache-aisne.jimdo.com/) Tout, tout, tout l'intéresse ! Benoit Didier

Vous pouvez visiter mes autres sites :

LE JOURNAL D'UN ARTILLEUR AU CHEMIN DES DAMES EN 14-18

L'histoire de son gendre, Henri Romagny, qui raconte sa vie,

4 ans au Chemin des Dames : cliquez ici

Le site de recherche des anciens élèves des lycées de Laon avant 1973

1000 listes d'élèves, 950 photos de classes, 

plus de 3000 noms reconnus sur les photos cliquez ici

Les registres paroissiaux de Résigny de 1668 à 1745 non publiés sur internet

La ferme de mon grand-père Léon Sinet,

des cartes postales anciennes,

des photos inédites,

cliquez ici

Astuce: pour enlever cette publicité Jimdo, jetez-donc un oeil sur JimdoPro ou sur JimdoBusiness...

 

Les livres ci-dessous de Pierre Romagny sont en vente à l'Office de Tourisme de la Thiérache à Vervins