Les albums sont au format A4, il comprennent 40 tableaux, avec une biographie de chacun des auteurs.

 

Il ont une couverture de toile noire recouverte d'une jaquette, visibles et disponibles au musée de la Thiérache, 3 rue du traité de paix Vervins, 02140 à Vervins,  au prix de 30 euros, plus 5 euros de port éventuel.

 

 

La Société Archéologique et Historique de Vervins et de la Thiérache a le plaisir de vous présenter une œuvre exceptionnelle du patrimoine du Pays de Thiérache : les poèmes de Christian Duchêne illustrés par Pierre Romagny, ou si l’on veut, les aquarelles de Pierre Romagny commentées par Christian Duchêne.

Christian Duchêne et Pierre Romagny se sont rencontrés à l’Office de Tourisme- Syndicat d’Initiative de Vervins et du Vervinois qui voisine avec le Musée de La Thiérache, géré par la SAHVT, dans une maison remarquable, propriété communale, en plein centre historique de la ville, qui a vu passer les négociateurs de la Paix de Vervins en 1598.

Pierre Romagny, l’aîné, était doué pour le dessin : il savait croquer une scène avec un réalisme détaillé allié à beaucoup de fraîcheur. Christian Duchêne s’adonnait à la poésie, puisant son inspiration dans  la vie quotidienne de ses ancêtres. Tous  deux se passionnaient pour leur petite patrie, la Thiérache, un pays naguère à la frontière de  la France, maintenant au cœur de l’Europe.

Tout naturellement, ils partagèrent l’idée d’accomplir une œuvre commune. Le travail de nos deux artistes comporte 150 tableaux  sur les thèmes des églises fortifiées, des lavoirs, des moulins, des vieux métiers et de la nature. Une partie de ces œuvres a été exposée au Musée de la Thiérache à l’occasion de la Nuit des Musées 2011, mais aucune édition n’a jamais été réalisée. Nous devions combler cette lacune en proposant  ce premier volume consacré aux églises fortifiées et ainsi rendre un hommage bien mérité à leurs auteurs.

 

Pierre ROMAGNY, petit fils d'Alexandre MENU, le 1er janvier 2000
Pierre ROMAGNY, petit fils d'Alexandre MENU, le 1er janvier 2000

Pour retrouver "Les mémoires d'un gosse de la Guerre 14-18" de Pierre Romagny, cliquez ici

Septembre 1988

« LA THIERACHE »

souffle ses vingt cinq bougies

 

Le vendredi 13 septembre 1963, alors que les joueurs superstitieux achètent leurs billets de loterie nationale, les dépositaires de presse installent sur leurs présentoirs le premier numéro d'un hebdomadaire tout frais sorti de l'imprimerie. Les Vervinois et l'ensemble des Thiérachiens découvraient alors un nouveau journal qui, sans tarder, allait devenir le leur et celui de leur région dont il porte d'ailleurs toujours le nom.

Vingt cinq ans plus tard, «La Thiérache» souffle les bougies de son premier quart de siècle. M. Pierre Romagny, vice président du syndicat d'initiative de Vervins, en fut l'un des premiers et des principaux artisans. Il nous livre aujourd'hui ses souvenirs de la naissance de votre journal...

 

Rien pourtant, dans la vie de Pierre Romagny, ne semblait pouvoir le diriger un jour vers le métier qu'il allait exercer avec passion, à l'aube de ses cinquante quatre ans. Si ce n'est, comme il le confie aujourd'hui, un amour de longue date pour récriture : «j'aimais écrire et j'ai d'ailleurs toujours écrit, dès ma jeunesse» avoue-t-il.

UNE PASSION NEE DE LA TERRE

Né è Montcornet en 1909, ce sont les métiers de la terre et plus précisément celui d'agriculteur qui attireront le jeune Pierre. Assez curieusement, sa préoccupation et son intérêt constant pour ce qu'il appelle les problèmes agricoles le pousseront un jour à prendre la parole puis la plume.

En 1943en effet, alors que l'on sentait arriver avec soulagement l'épilogue de la guerre, Pierre Romagny participe à quelques réunions où s'ouvraient les perspectives du futur développement agricole. L'avenir des exploitations de moins de cinquante hectares le préoccupait d'autant plus que la sienne entrait dans ce cas de figure. A l'aide d'un émissaire que lui envoya alors le président des syndicats agricoles de l'Aisne, Pierre Romagny étudia avec soin les problèmes (et leurs solutions) inhérents aux petites exploitations. Après avoir fondé la première section syndicale des «petites cultives», il sera amené à écrire dans la revue «l'agriculteur de l'Aisne». La machine était lancée..

«LA THIERACHE» EN BONNE VOIE...

Quelques années plus tard, alors que son fils adoptif refusait de prendre sa succession à la tête de la ferme familiale, Pierre Romagny envisagea d'abandonner la terre pour une nouvelle carrière. L'orientation de cette seconde vie professionnelle lui fut soufflée par M. Jean Pierre Prévost, secrétaire général de l'union des syndicats agricoles de l'Aisne de l'époque, qui l'informa de la création probable d'un hebdomadaire de presse, régionale et locale, en Thiérache,

Dans les années soixante en effet, un groupe de personnalités appartenant essentiellement à la chambre d'agriculture, mais aussi aux chambres de commerce et des métiers, et composé d'élus locaux, étudiait le moyen de donner à l'entité thiérachienne la possibilité de s'exprimer sur tous ses besoins. Après avoir racheté «la tribune de la Thiérache» qui, elle même, succédait à «l'Union Républicaine de Vervins», les membres du groupe en question firent également l'acquisition de «l'avenir de Guise». Avec l'étroite collaboration de «l'Aisne nouvelle», qui imprimerait d'ailleurs «la Thiérache» à St Quentin, naquit donc, le vendredi 13 septembre 1963, l'hebdomadaire que vous avez entre les mains.

...POUR «REVEILLER LES ESPRITS»

Pour Pierre Romagny, une nouvelle vie commence. Avec cet esprit «amateur» qui le caractérisait et auquel il tient encore beaucoup, sa vie sera désormais faite de rencontres et de découvertes. Cette notion d'amateurisme n'eut jamais dans son esprit, et loin s'en faut, de connotation péjorative. «Bien au contraire» explique-t-il. «L’amateur conserve cette faculté d'émerveillement face à ses découvertes» La passion, la vraie, n'est alors jamais loin.

Très vite, entouré de correspondants et de M. Authier qui assurait le rôle de photographe, Pierre Romagny et la toute nouvelle équipe rédactionnelle n'auront plus d'autre but que d'implanter leur hebdomadaire en Thiérache. «Par la biais du journal», poursuit-il, «nous voulions réveiller l'esprit des Thiérachiens». Dans leur intérêt et pour que leur région soit «reconnue comme tels dans le département».

Progressivement, toujours avec une notion de service à rendre à sa région, «La Thiérache» contribua donc à préparer un état d'esprit constructif, à rassembler les hommes et les idées. «J'ose croire» affirme d'ailleurs Pierre Romagny, «que le journal ne fut pas étranger à la création du syndicat mixte de Thiérache et qu'il apporta sa contribution à sa mise en place en 1972».

LES JEUNES ANNEES

Douze années durant, jusqu'en 1975, le journal «La Thiérache» allait fonctionner sur le même principe, limité dans ses moyens et avec peu de publicité. La «pub», Pierre Romagny s'en chargeait également, même s'il se sentait beaucoup mieux dans sa «peau» de rédacteur.

Chaque semaine, il rédigeait l'interview d'un élu, d'un chef d'entreprise ou encore réalisait-il un reportage sur un métier. Le dimanche matin était quant à lui consacré à son éditorial. «En fait», poursuit-il, «je disposais d'une assez grande liberté de manœuvre et je réalisais près d'un tiers du journal». Et puis, avec malice, il ajoute : «c'était peut-être un peu sérieux, mais on ne devait pas être rasoir I» De fait, «La Thiérache» fut diffusée jusqu'à un nombre de six mille exemplaires.

Chaque fête, foire ou comice agricole lui donnait aussi l'occasion de «sortir», pratiquement chaque mois, un numéro spécial. «Nous attachions également beaucoup d'importance au monde scolaire» ajoute-t-il «et nous avons suivi avec beaucoup d'intérêt le démarrage et l'expansion du collège agricole de Vervins».

LE PILIER DE LA «THIERACHE»

Ainsi Pierre Romagny a-t-il exercé avec passion ce qui fut son dernier métier : le journalisme. Proche de ses lecteurs et de la Thiérache, il battit la campagne pendant plus d'une décennie au service de «son» journal. Aussi nous semblait-il difficile, voire inconcevable, de dissocier son expérience de la naissance de «la Thiérache». Plus que tout autre peut-être, il en fut le principal artisan, le pilier le plus solide et même, sans doute, le symbole.

Aujourd'hui, à l'aube de son soixante dix-neuvième printemps, Pierre Romagny continue de servir la Thiérache. A sa manière et avec talent. Au sein du syndicat d'initiative, dont il est toujours un des vice-présidents, il informe le visiteur, le touriste, l'élève et contribue à la promotion de sa région.

De son grand père paysagiste, il hérita du talent de dessinateur. Ses aquarelles et ses dessins tapissent les murs du petit bureau du syndicat d'initiative. Pas de natures mortes ou de portraits, non, mais les représentations fidèles des églises fortifiées, des sites et des monuments de Thiérache. Sa carrière de journaliste lui semble désormais bien lointaine. Mais tout de même, «la Thiérache» lui doit beaucoup et plus encore. Et puis, quelle belle aventure ce fut I

Eric COWEZ

 

 

 

 

 

La filature de Montcornet, copie d'un tableau d'Alexandre Menu, son grand-père - au musée de Laon
La filature de Montcornet, copie d'un tableau d'Alexandre Menu, son grand-père - au musée de Laon

Pierre Romagny dans la presse

 

Extrait de "La Thiérache"


Une nuit bercée par la poésie des églises fortifiées

Pour l'édition 2010 de la Nuit des Musées, une superbe exposition a été mise sur pied par la S.A.H.V.T, au musée de la Thiérache à Vervins. Une exposition consacrée aux poèmes de Christian Duchêne, poète Vervinois de renom, dont l'œuvre est essentiellement consacrée aux églises fortifiées, et à la région de Thiérache.

Christian Duchêne est né à Thenailles en 1932, un homme très discret, mais aussi très intelligent et plein d'idées, sachant à merveille transcrire ses sujets de prédilection, il a écrit environ 300 poèmes.

Une poésie peinte à l'aquarelle

Reconnu dans le milieu littéraire, il a reçu de nombreux prix, en France, en Belgique tout comme au Québec, où le genre est très prisé. Le recueil « Eglises Fortifiées » a paru en 1995,15 jours après le décès de Christian Duchêne, épuisé depuis longtemps, il est aujourd'hui réédité par le S.A.H.V.T, tiré à une centaine d'exemplaires, il est en vente au musée au prix de 6 euros. Son chemin a un jour croisé celui de Pierre Romagny, peintre de talent, qui a trouvé l'inspiration dans ces poèmes et en a illustré un certain nombre de merveilleuse façon.

Ces œuvres, très rarement exposées, et généralement inconnues du grand public, seront visibles au Musée jus­qu'au début juillet, soit 47 tableaux sur les 195 existants.

Les thèmes sont variés, églises fortifiées, les saisons, la nature et la faune, les vieux métiers et les gens, les enfants de chœur, les moulins et autres lavoirs, tout ce qu'on peut découvrir tous les jours, vu par deux grands artistes.

Afin d'en faire profiter tous les amateurs, ces œuvres feront l'objet d'un ouvrage qui sortira dans le courant de l'année 2012.

Alain Brunet recevait les familles des deux artistes, pour leur remettre un exemplaire de la nouvelle édition et les remercier d'avoir autorisé cette, réédition. Un cocktail a été offert aux invités, et à partir de 18 heures, et toutes les heures, des membres du conseil d'administration ont lu quelques textes, la première étant faite par Jacques-Marie Duchêne, suivie d'une projection d'un quart d'heure du diaporama présentant les œuvres illustrées. ■


 

 

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Sa Thiérache, chez Valérie Friscourt
Sa Thiérache, chez Valérie Friscourt

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Les livres ci-dessous de Pierre Romagny sont en vente à l'Office de Tourisme de la Thiérache à Vervins